Madagascar 3, Bons baisers d'Europe

Eric Darnell /  Tom McGrath / Conrad Vernon
Américain
2012

Résumé :
De retour d’Afrique, où leur dernière aventure les avait menés, Alex et ses fidèles amis Marty, Gloria et Melman aspirent désormais à rentrer chez eux, à New York, et à retrouver le cadre familier du zoo de Central Park. Autant dire qu’ils sont prêts à tout pour y parvenir ! Alors que King Julian, Maurice et les Pingouins se joignent à eux, leur nouvelle expédition rocambolesque les conduit en Europe où ils trouvent la couverture idéale : un cirque ambulant dont ils deviennent les héros – façon Madagascar bien sûr ! 

Mon avis :
Très mitigée, je dois avouer que je n'ai pas vraiment su où me placer en regardant ce film animé. Il parle de cirque, et donc d'animaux de cirque. L'histoire met en scène des animaux qui aiment leur cirque et feraient tout pour continuer d'y travailler, ils y sont heureux, c'est toute leur vie. Ce qui m'ennuie ici, c'est que si l'on compare à la réalité, sans ouvrir de débat, je pense qu'on est loin de la vérité. Ici, les animaux sont libres, il n'y a même plus d'humains dans le cirque, personne pour leur dire quoi faire ou les enfermer dans des cages. Ils apprennent leurs tours avec enthousiasme et motivation, aucun coup de fouet ou de gourmandise pour les féliciter, juste du plaisir. Là encore, on est loin de monde réel (vous me direz que c'est le cas de base avec ces quatre animaux qui rêvent de retrouver leur zoo et qui parlent, mais l'enfant ne regarde pas le film avec le même regard que nous).
En revanche, et je n'ai pas bien compris pourquoi, les scénaristes ont ajouté à l'histoire un ours déprimant vêtu d'un tutu rose qui fait du vélo et qui représente le cliché de l'animal maltraité dans les cirques. Une caricature de tristesse qui se voulait peut-être amusante, je ne sais pas, je l'ai trouvé terriblement triste. Le regard noir et triste, la babine pendante, c'est le seul animal qui ne parle pas, qui débarque à l'écran comme une bête sauvage, etc. Étrange. Mais on se console en se disant que cette petite femelle oursonne est libre ici...

Après, il y a cette Chantal Dubois, la méchante de l'histoire mais qui, en fin de compte, ne sert pas vraiment à grand chose. Elle passe son temps à courir après les quatre héros, dont particulièrement Alex dont elle rêve d'arracher la tête afin de l'accrocher à son mur, mais elle passe également son temps à les rater, leur passer à côté, les éviter de justesse. Le tout en faisant exploser tous les lieus dans lesquels elle passe, sans gêne. Extrêmement antipathique et inutile, sauf pour le final, elle donnera une raison aux Studios Dreamworks de sortir leurs feux d'artifices et faire un petit rappel, joli au demeurant, des premiers gags de l'histoire.

L'histoire, parlons-en. Alex et sa bande veulent retourner dans leur zoo. Déjà là, je me suis dit que c'était dommage de gommer la partie sentimentale du deuxième volet, Alex qui retrouve sa famille, etc. Là, plus rien, on s'en fout, même pas d'au revoir, rien. Bon. Mais l'équipe n'a aucun moyen de rejoindre les États-Unis à part en faisant appel à leurs amis es pingouins (qui sont en réalité des manchots) mais eux se trouvent à Monaco. Qu'à cela ne tienne, les quatre amis font la traversée de l'océan d'Afrique à France à la nage. C'est à se demander pourquoi ils ne vont pas directement aux USA, mais passons. Ils retrouvent leurs amis pingouins qui acceptent de les aider, mais arrive ce qui doit arriver, l'avion s'écrase - gag récurent d'un opus à l'autre - mais cette fois-ci, ils ne peuvent pas le réparer, alors ils doivent trouver une autre solution pour se rendre à New-York et décident de prendre le train dans lequel se trouve un cirque itinérant. Manque de chance, les animaux du cirques - plus particulièrement Vitaly, le tigre - refusent les passagers clandestins à bord, alors l'équipe décide d'acheter le cirque pour se rendre aux États-Unis... Je m'arrête là pour ne pas trop en dire, mais vous conviendrez que c'est tiré par les cheveux, et encore, je ne parle pas des singes déguisés en compte de Versailles ou du zèbre "boulet de canon"...

Tout va un peu trop vite. Cela plait certainement aux enfants car cela explose de partout - merci Chantal Dubois, française, qui ne supporte pas la vue de l'animal en vie, visage fermé, froide, elle donne une bonne image des français (ironie) - les gags type "tarte à la crème" sont partout, ça crie, ça court, ça saute, on est fatigué pour eux au bout de 5 minutes. Heureusement, à mi-parcourt, l'histoire se pose un peu, devenant quelque peu intéressante pour un adulte, bien que pas très recherchée. Une histoire d'amour, une histoire d'amitié, une trahison, un show final, un happy end... Fin. Tout se bouscule également pour arriver au terme de l'histoire, comme s'il y avait eût trop d'éléments à caser dans un laps de temps trop courts.

Quelques gags un peu lourd, on espère que les enfants n'y prêteront pas attention, frôlant le mauvais goût sans vraiment y tomber, heureusement.
Mais cela reste une jolie histoire qui se laisse regarder, même si elle ne surprend pas vraiment. Il y a des éléments sympa, tirés par les cheveux, surprenants, parfois vus et revus, mais qui trouvent leur sens.
Niveau graphisme, c'est bien maitrisé, techniquement superbe, en revanche, et c'est très personnel, je ne suis pas fan du style. Pas assez "doudou" pour moi.



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