La différence invisible

Julie Dachez / Mademoiselle Caroline
Delcourt
2016

Résumé :
Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente.
Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.


Mon avis :
Plusieurs raisons m'ont fait vouloir lire cette BD et je ne suis pas déçue, j'y ai trouvé exactement ce que je cherchais.

Je n'avais pas tout de suite faire le lien entre l'auteur, Julie Dachez, et la chaîne Youtube de Super Pépette que je suis depuis quelques temps maintenant avec attention. Je trouve que cette femme s'est merveilleusement investie dans la communication au sujet du syndrome d'Asperger en méconnu, qui s’associe à l'autisme et donc à tous les clichés qui vont avec.

Grâce à cette bande-dessinée, tout comme ses vidéos, Julie offre une vision du SA depuis l'intérieur et je pense que c'est une bonne chose, car il est important de rappeler que l'autisme ce n'est pas uniquement être inapte à la communication tout en se balançant d'avant-arrière, en bavant. Il y a effectivement des cas extrêmes qui peuvent se rapporter à cette description, mais les autistes Asperger sont loin d'y ressembler. La plupart mènent une vie normale aux yeux de tous, bien qu'épuisante pour eux, devant fournir des efforts à la limite de l'insurmontable (insurmontables pour certains) pour avoir un semblant de vie sociale digne de ce nom.

On le voit bien dans cette BD, les Asperger ne sont pas des ermites isolés et asociaux, ils n'arrivent juste pas à comprendre les codes sociaux et, bien souvent, se retrouve isolés bien malgré eux. Tout autant incompris qu'ils ne comprennent pas les neurotypiques (personnes dite "normales").

En plus de ça, les dessins sont vraiment sympa, les mises en page, les codes couleurs, la façon dont est retranscrite l’oppression que peut ressentir l'héroïne, Marguerite, ses routines, quand il y a trop de bruit, trop d'animation, trop d'agitation etc. Tout ça est vraiment bien retranscrit. Et la boulangère... Avec ses TOCs... En suivant la routine de Marguerite, on prend conscience de celles des autres qui l'entourent, et c'est amusant de voir qu'on es entouré de personnes qui ne sont non pas folles ou bizarres, mais qui doivent juste composer avec leur troubles, leurs angoisses, leur façon d'être, et qu'il est délicat de leur demander de s'adapter à un monde qui est loin du leur.

Bref, j'ai adoré.

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